Abbaye de Bonneval

Situation géographique

Bonneval ou Bona Val (en occitan) est une vallée sauvage du sud de la France, dans le Nord-Aveyron entre Espalion et Laguiole, où se trouve depuis près de neuf siècles une abbaye cistercienne.

L’abbaye aujourd’hui

Depuis 1878, les moniales de l'abbaye fabriquent un chocolat désormais réputé. Au fil des ans, les recettes se sont améliorées et les machines se sont perfectionnées. Aujourd'hui une partie de la production est automatisée. Néanmoins, « les sœurs chocolatières » sont toujours fidèles au poste, peut-être un peu moins nombreuses qu'autrefois mais toujours bonnes et vaillantes pour affronter leur journée qui commence à 4 h. Elles ne sont plus que 36. Mais il faut de l’énergie pour assurer la production de chocolat, ainsi que les multiples tâches manuelles que doivent effectuer les sœurs, comme la fabrication des emballages, le conditionnement et la préparation des sachets et assortiments.

Leur propre chaîne de production leur permet de proposer un chocolat unique, dont la composition est garantie sans conservateurs, sans arômes artificiels, sans colorants, sans graisses végétales autres que le pur beurre de cacao. En effet, les sœurs de Bonneval produisent toutes sortes de chocolats, aux conditionnements et parfums très variés. Comptoir des Abbayes vous propose une large gamme de ces produits, comme des tablettes de chocolat noir, surfin, lait, café, noisettes, praliné ainsi que des assortiments et sachets de ces merveilleuses douceurs.

Histoire

Appartenant à la filiation directe de Cîteaux (par Bonnevaux et Mazan), l'abbaye de Bonneval en Rouergue voit le jour en 1147. L'abbaye doit l'initiative de sa fondation à Guillaume de Calmont d'Olt, évêque de Cahors au XIIe siècle, dont le château familial domine encore Espalion. A sa demande, sept moines venus de Mazan en Vivarais avec leur prieur Adhémar s'installèrent à Pussac, non loin de la route qui descend de Laguiole vers Espalion. Puis, quelque temps après, sans doute pour trouver plus de solitude, des sources d'eau en abondance et la proximité de la rivière, ils vinrent se fixer deux kilomètres plus loin, plus profondément dans la vallée, au lieu dit "Bonalde". Une vallée sauvage aux pentes abruptes, laissant voir de grosses roches à nu au milieu de hêtres, de chênes, de frênes... Un site cistercien typique: car "Benoît aimait les collines, Bernard les vallées" selon un adage médiéval.

Le monastère connut son apogée aux XIIe et XIIIe siècles, tant par rapport au nombre de moines qu'à l'extension des biens et possessions souvent regroupées autour de "granges", généralement fortifiées elles aussi. Dans ces granges, quelques frères convers habitaient pour faire valoir le domaine, avec parfois un moine. Des laïcs, "donnés" ou "donnats" qui ne prononçaient pas les voeux religieux, pouvaient également faire partie du personnel des "granges". L'abbaye devient une des plus riches de la région, à la faveur de nombreux dons. Ses possessions s'étendent très loin. De nombreuses familles nobles soutiennent l'abbaye ; parfois, certains demandent à y être enterrés, comme par exemple le Connétable de France Bernard VII d'Armagnac au début du XVe s. Le recrutement ne faiblit pas; les jeunes moines sont envoyés étudier aux collèges de l'Ordre cistercien (Ou collèges des Bernardins) de Toulouse et de Paris.

Mais, malgré ou à cause de la richesse de l'abbaye, la vie monastique proprement dite connaît assez vite un certain déclin. Dès la fondation, les moines acceptent de percevoir l'impôt ecclésiastique (la dîme) puis d'autres taxes (droits de péage, droits seigneuriaux...), alors que la réforme cistercienne avait justement pour but, entre autres, que les moines vivent seulement du travail de leurs mains. L'abbaye deviendra très riche au milieu d'une population pauvre... A cette cause interne d'affaiblissement de la vie monastique s'ajoutent aussi d'autres facteurs, externes ceux-ci: ce sont les guerres.

En effet, la Guerre de Cent Ans (1340-1453) touche de près la région : en 1360, le Rouergue est donné aux Anglais (traité de Brétigny). L'abbaye et ses alentours sont ravagés. Par la suite, divers conflits (Guerres de religion à la fin du XVIe siècle, soulèvements lors du rattachement du comté de Rodez au Royaume de France au début du XVIIe...) seront l'occasion pour des bandes armées de se ravitailler en pillant ce riche monastère. Bien sûr, ces périodes troublées où la communauté doit fuir ne favorisent ni le recrutement, ni la vie monastique : en 1393, abbé et moines se partagent les revenus, ce qui n'est évidemment pas non plus prévu par la Règle de S. Benoît, ni de manière générale par la spiritualité monastique qui veut la mise en commun des biens et une grande simplicité de vie.

Mais c'est surtout la Commende qui détériore la vie communautaire. Il s'agissait d'un accord entre le pape et le roi de France (1516) prévoyant notamment que les abbés ne seraient plus élus par les communautés mais directement nommés par le roi. Ces "abbés commendataires" seraient généralement des protégés du roi n'ayant rien à voir avec la vie monastique, et ils seraient autorisés à s'arroger une partie importante du revenu des abbayes... et à limiter le nombre de novices. A part une brève période de retour à la normale au XVIIe siècle, qui permet au recrutement et à la vie monastique de reprendre de la vigueur, l'abbaye sera "sous commende" jusqu'à la Révolution. Bonneval sera noviciat régional de l'Ordre de 1627 à la Révolution, ce qui témoigne malgré tout de son rayonnement.

Pendant la Grande Peur de 1789, le prieur et une cinquantaine de paysans se réfugient au donjon de Masse. Les moines cessent de percevoir dîmes et rentes, ce qui tarit leurs revenus. Ils cessent leurs aumônes, notamment la distribution quotidienne de pain à la porte du monastère, ce qui provoque des émeutes. Les 13 moines restants sont priés de quitter l'abbaye (1791). Ceux qui accepteront de signer la Constitution civile du Clergé ne seront pas inquiétés. L'abbaye est découpée en lots et vendue. Elle servira de carrière de pierres, comme beaucoup d'édifices religieux pendant et après la Révolution.

Ce n'est qu'après un long temps de silence, qu'au milieu du XIXe siècle, une campagne menée par l'abbé Bousquet, curé de Buzeins et premier historien de Bonneval, essaya de relever les ruines en les proposant à des communautés masculines qui n'acceptèrent pas ce site sauvage et impropre à l'agriculture. Il fut repris, vingt ans plus tard en 1875, par l'évêque de Rodez, Mgr Bourret, en lien avec le Père Abbé d'Aiguebelle. Les moniales cisterciennes de Maubec, dans la Drôme, cherchant un lieu de fondation, envoyèrent une petite colonie de soeurs, qui au prix de gros efforts, allait faire revivre Bonneval dès le mois de septembre 1875.

La communauté cistercienne à Bonneval

Les cisterciens sont des moines ou moniales catholiques. Ils s'efforcent de se consacrer à la recherche de Dieu. Pour cela, ils s'appuient sur la règle de Saint Benoît (écrite au VIe siècle) qui a guidé des générations de moines, et sur la spiritualité cistercienne: ce nom vient de Cîteaux, monastère fondé en 1098 par un groupe de moines bénédictins, parmi lesquels saint Robert, saint Albéric et saint Etienne Harding. L'Abbaye Notre-Dame de Bonneval est un monastère de l'Ordre Cistercien de la Stricte Observance, dont les membres sont parfois appelés "Trappistes" (et "Trappistines"), qui compte 170 monastères dans le monde, et en France, 16 monastères de moines et 13 de moniales. L’abbaye de Bonneval compte aujourd’hui pas moins d’une trentaine de moniales venues chercher le recueillement, la prière, la vie en communauté, le calme et le silence qu’offre le majestueux site aveyronnais.

L'objectif premier de la communauté religieuse qui vit à Bonneval n'est pas de fabriquer du chocolat,  ni de mener une existence à l'abri au sein de cette splendide nature, ni de "faire vivre" cette belle et ancienne abbaye. Son but, c'est la vie monastique. Autrement dit : une recherche de Dieu en communauté, une vie de célébration, de solitude et de silence, de travail et de service, une vie ouverte sur le monde…

 

Une journée type à l’Abbaye de Bonneval

Obéissant à la règle de Saint Benoît datant du VIè siècle, les sœurs cisterciennes de l’Abbaye de Bonneval respecte l’horaire de l’Abbaye. L'horaire veut donner place à l'équilibre de la vie monastique : prière, travail et détente alternent. Voici comment se déroule une journée type à l’Abbaye de Bonneval. Le lever des sœurs à 4h05 est suivi d’une oraison (prière silencieuse) d’une demi-heure. Ensuite vient le petit déjeuner. A 5h30 se tient l’office de Vigiles et la lecture divine (environ 1h15). A 8h, l’office des Laudes et la messe sont suivis par une réunion de la communauté. Les sœurs effectuent leurs travaux quotidiens jusqu’à midi. Le déjeuner est précédé de l’office de Sexte. Le travail de l’après-midi commence après l’office de None. L’office de Vêpres y met fin. Enfin, les sœurs dînent vers 18h. L’office de Complies met fin à cette journée de prière et de labeur vers 19h30, avant l’extinction des feux à 20h15.

 

Gamme de produits que Comptoir des Abbayes commercialise

Fier de la qualité des produits de l’Abbaye de Bonneval, Comptoir des Abbayes vous propose une large gamme de chocolats sous différents conditionnements : assortiments, sachets, tablettes, bâtons… aux parfums aussi nombreux que variés : lait, noir, surfin, praliné, café, noisettes… Bonne dégustation !