Monastère de Solan

Situation géographique

Le domaine du Monastère de Solan se trouve à 40 km d’Avignon et de Nîmes, à 17 km d’Uzès, aux confins des villages de Cavillargues et de Saint-Laurent-la-Vernède dans le Gard.

L’abbaye aujourd’hui

Depuis l’installation des sœurs orthodoxes en 1985 dans le monastère de Solan, des travaux de rénovation des bâtiments ont été entrepris. De plus, pour leur production agricole, les sœurs ont fait le choix de l’agroécologie après le passage décisif et encourageant de Pierre Rabhi. En effet, agriculteur, philosophe et essayiste de notre ère, Pierre Rabhi raconte à propos du monastère : "Je suis à l'origine de l'option écologique du Monastère. J'ai proposé aux Sœurs de valoriser leurs terres dans un respect de l'environnement. Je ne suis d'aucune religion, mais il faut reconnaître que c'est dans le monde orthodoxe que l'engagement écologique est le plus affirmé. Le respect de la création, comme devoir de l'Homme envers Dieu, est proclamé par le patriarche lui-même. L'écologie ne peut pas être un paramètre parmi d'autres. C'est le fondement même de la vie et la vie transcende tout. " Ainsi, depuis  1992, les sœurs de Solan cultivent la terre sans herbicide ni pesticides de synthèse, conformément aux cahiers des charges de l’agriculture biologique. Comptoir des Abbayes vous propose une large gamme des produits bio issus du monastère de Solan, comme des apéritifs, vins et vinaigres, confitures et pâtes de fruits.

Histoire

En 1978, le monastère grec de Simonos Petra comptait parmi ses membres plusieurs étrangers, notamment des Français comme le Père Placide (Deseille) et celui qui allait être son fidèle compagnon, le Père Séraphin (Pyotte). Envoyés alors en France par l’Archimandrite Aimilianos, higoumène de Simonos Petra, pour y établir une fondation qui serait une dépendance de ce monastère, les Pères Placide et Séraphin inaugurèrent le Monastère Saint Antoine le Grand le 14 septembre 1978, dans une maison vétuste située à Saint Laurent en Royans (Drôme), dans une vallée sauvage du Vercors. Ils restaurèrent de façon sommaire les bâtiments, tout en assurant les offices quotidiens dans une chapelle improvisée, et en continuant de poser les bases d’une vie monastique conforme à la tradition millénaire du Mont Athos. Le Père Placide traduisait du grec les Homélies Spirituelles de saint Macaire d’Egypte, tandis que le Père Séraphin passait ses journées à travailler de ses mains et ses nuits à adapter les mélodies byzantines aux textes liturgiques grecs traduits en français. C’est ainsi que fut fondé le Monastère Saint Antoine le Grand. Et, dans son sillage, naquit le Monastère de la Protection de la Mère de Dieu, qui devait être plus connu par la suite sous le nom de Monastère de Solan.

Père Placide et Père Séraphin, installés depuis 1978 à Saint Laurent en Royans, songeaient à fonder un monastère masculin. Cependant, en 1981, trois femmes frappent à leur porte, désireuses de mener la vie monastique sous leur conduite. A leur école, les Sœurs découvrirent les premiers principes de la vie monastique. Des voyages répétés en Grèce et en Serbie leur permirent de se plonger dans la tradition vivante.

Peu de temps après, une maison dans la vallée à 3 km de celle des Pères, fut mise en vente. En juin 1985, après avoir réuni l’argent nécessaire à l’achat de la maison, cinq sœurs s’installèrent dans la nouvelle demeure, encore en chantier (un mode de vie qui leur devint familier par la suite…). Ainsi est né le Monastère de la Protection de la Mère de Dieu, également appelé Monastère de Solan.

De nouvelles recrues, venant de diverses parties du monde, vinrent se joindre aux premières fondatrices. La communauté comptait huit sœurs et une novice au début de l’année 1991. La vallée était magnifique, sauvage, grandiose et… de site classé. Il leur était alors d’entreprendre un agrandissement des bâtiments. Le jardin potager était un champ de cailloux prêté par le voisin.

En arrivant dans un contexte difficile pour l’agriculture, les sœurs ont du faire face aux réalités du monde rural d’aujourd’hui, avec des questions d’ordre économique : comment vivre de la terre à notre époque ?, et d’ordre éthique : quelle qualité alimentaire pour les produits à vendre et dont se nourriraient nos frères les hommes ? C’est à cette époque de dilemmes que les sœurs ont rencontré Pierre Rabhi, qui a su apporter des éléments de réponse aux nombreuses interrogations des sœurs. Il leur a dit : « la terre, c'est l'avenir ! » et les a fortement conseillé de ne pas l’abandonner. Les sœurs étaient convaincues de l’importance d’une agriculture plus durable et s’engagèrent alors sur les voies de l’agriculture biologique (le Monastère a obtenu la certification « Agriculture Biologique » en 1992). En 1993, les sœurs commencèrent à transformer les produits de la terre. Peu à peu, au fil des rencontres et des études, les sœurs ont diversifié les cultures et restauré les bois, le tout dans une optique de gestion patrimoniale.

Communauté

La communauté orthodoxe de Solan compte 17 sœurs de différentes nationalités qui se sont installées au monastère de Solan depuis une bonne vingtaine d’années. En plus des quatre heures de prière quotidiennes, la communauté orthodoxe s’inscrit dans le respect de l’environnement et du développement durable en concentrant exclusivement leurs efforts sur l’agriculture biologique, d’après les conseils avisés de Pierre Rabhi.

Une journée au monastère

Ce qui caractérise actuellement le genre de vie mené à Simonos Pétra, c’est l’alliance d’une vie communautaire et liturgique assez intense, avec une part importante de vie en cellule, selon les possibilités et les besoins de chacune. La prière en cellule, voie privilégiée pour vivre l’intimité personnelle avec Dieu, trouve cependant son sens et son épanouissement dans la prière communautaire.

Les offices sont célébrés en français. Ils sont chantés d’après les mélodies byzantines, a capella selon la tradition ancienne. Le chant choral, où toutes les voix louent Dieu à l’unisson, est l’expression de la recherche d’unité dans la vie fraternelle, dont la prière liturgique à l’église est la plus haute manifestation.

Voici comment se déroule une journée type au monastère de Solan :

6h : Matines et Laudes, suivies, quatre fois par semaine, par la Divine Liturgie (Messe).

de 8h30 à 10h : temps de prière en cellule.

10h : Tierce et Sexte. Déjeuner.

11h : journée de travail qui se déroule jusqu’aux Vêpres,

17 h : None et Vêpres. Repas du soir, suivi de l’office de Complies.

20 h :  temps du « grand silence », le moment de la prière personnelle et du repos.

Gamme de produits que Comptoir des Abbayes commercialise

En partenariat avec le monastère de Solan, Comptoir des Abbayes vous propose une gamme de produits issus de l’agriculture biologique, comme des vins rouges, blancs et rosés, des pâtes de fruits, des confitures, des liqueurs apéritives et des vinaigres aux parfums variés.