Abbaye de Bricquebec

Situation géographique

L’Abbaye de Bricquebec est située dans la Manche nichée sur la péninsule du Cotentin.

Communauté et l’abbaye aujourd’hui

La communauté cistercienne de Bricquebec compte plus d’une quinzaine de moines qui vivent selon la règle de Saint Benoît de Nurcie, éditée au VIè siècle.

Initiée au milieu du XIXè siècle par Dom Germain, l’activité de la Trappe s’est recentrée sur la transformation du porc depuis 2004 : Comptoir des Abbayes vous propose des jambons, terrines et saucisson à la Table des Moines le midi et une large gamme de terrines en conserves dans la boutique.

Le lieu de transformation et production est situé à plusieurs kilomètres du monastère, et emploie seulement des laïcs, à qui il veut offrir « un travail qui a du sens », dans de bonnes conditions – sous la direction du P. Marc, bientôt octogénaire et toujours vaillant. La charcuterie de la Trappe affiche son choix de la qualité, « dans le respect de l’animal et de l’environnement ». Une qualité « pour tous »: l’entreprise travaille autant avec les collectivités, cantines scolaires par exemple, et les grandes surfaces, que les épiceries fines. En privilégiant un ancrage local et des circuits de distribution courts.

Histoire

L'abbaye est fondée le 13 juillet 1824. Au XIXè siècle, énergique et excellent gestionnaire, Dom Germain se préoccupa des installations nécessaires à l'existence matérielle de l'abbaye. Il construisit une ferme et une porcherie, introduisit des machines agricoles et créa la première fromagerie de la région.  L'abbaye lui doit son assise matérielle. Depuis sa fondation, le monastère a toujours exploité son terroir, et vécu du travail de ses membres. Ce fut d’abord, dans la grande ferme attenante à l’abbaye, une fromagerie réputée, grâce aux belles vaches normandes « qui portent un habit aux mêmes couleurs que nous », constate malicieusement un moine, et grâce aux bras alors nombreux. La fromagerie perdit sa rentabilité quand il fallut multiplier les emplois salariés, et s’adapter à de nouvelles normes d’hygiène et de production. Entre 1970 et 1980, l’élevage avicole et surtout porcin prirent le relais pour faire – bien – vivre la communauté.

« Le père abbé nous a dit: ”il faut vivre, retroussez-vous les manches!” On était jeunes, on travaillait dur, on créait… », raconte le Père Marc. Jusqu’à la crise du porc : le monde économique se fit plus dur alors que la communauté commençait à vieillir. Le renoncement à la porcherie fut encore un déchirement pour des moines issus, pour la plupart, du monde agricole. Depuis 2004, l’activité de la Trappe s’est recentrée sur la transformation du porc : moyennant des investissements importants, un laboratoire de charcuterie aux méthodes artisanales, et néanmoins à la pointe des techniques, a été construit, et déjà plusieurs fois agrandi. Les frères de Bricquebec fabriquent une gamme complète de charcuterie connue sous le nom "Les Charcuteries de la Trappe" : Ce sont des produits naturels avec le savoir-faire traditionnel permis par une production artisanale.

La journée de la vie d’un moine

La journée de la vie d’un moines est énoncée et dictée par la règle de Saint Benoît, selon le traditionnel « Ora et labora » : Prie et travaille. Les moines se retrouvent 7 par jour pour prier au sein de la communauté. Plusieurs périodes par jour sont consacrées au travail des moines : travail intellectuel et théologique, travaux de rénovation des bâtiments et tâches d’entretien de la communauté, ainsi que l’atelier de la Charcuterie de la Trappe.