Fondée en 1948, l’Abbaye Notre-Dame de la Plaine prolonge une histoire communautaire commencée en 1798. Cette maison de Bernardines réunit aujourd’hui vie monastique, accueil, enseignement et écriture d’icônes à Lambersart, dans le Nord.
Histoire de l’Abbaye Notre-Dame de la Plaine en dates
L’Abbaye Notre-Dame de la Plaine appartient aux Cisterciennes bernardines d’Esquermes. Sa fondation à Lambersart date de 1948. Elle devient alors la maison-mère d’une congrégation dont l’origine remonte aux suites de la Révolution française.
Des religieuses issues des abbayes de La Brayelle, de La Woestyne et des Prés s’étaient réfugiées en Belgique après la Révolution. Trois moniales ont organisé leur retour à une vie commune. Hombeline Le Couvreur venait de La Brayelle. Hyacinthe de Wismes venait de La Woestyne. Hippolyte Le Couvreur, sœur d’Hombeline, venait de l’abbaye des Prés à Douai.
Les trois fondatrices ouvrent en 1798 un pensionnat dans l’ancien château de Grimaretz. Cet établissement devient l’abbaye d’Esquermes. Les religieuses reçoivent l’autorisation de reprendre l’habit le 28 mai 1827.
La communauté quitte la France le 26 septembre 1904 sous l’effet des lois d’expulsion des congrégations. Elle trouve refuge en Belgique. Son retour en France est autorisé à partir de 1920. Le site d’Esquermes ayant été nationalisé, les Bernardines ne peuvent pas y reprendre leur maison. Elles séjournent notamment à Cambrai et à Armentières avant leur installation définitive à la Plaine en 1948.
L’année 1948 ne marque pas la création d’un ordre nouveau. Elle correspond au transfert définitif de la maison-mère des Bernardines d’Esquermes à la Plaine.
Cette fondation moderne n’a jamais connu la commende, système par lequel les revenus d’une abbaye étaient confiés à un abbé extérieur à la communauté. Elle n’a pas davantage subi la Révolution sur son emplacement actuel. Les conséquences révolutionnaires appartiennent à l’histoire des trois maisons dont provenaient les fondatrices.
| Année | Événement |
|---|---|
| 1798 | Hombeline Le Couvreur, Hyacinthe de Wismes et Hippolyte Le Couvreur fondent un pensionnat dans l’ancien château de Grimaretz. |
| 28 mai 1827 | La communauté reçoit l’autorisation de reprendre l’habit religieux. |
| 26 septembre 1904 | Les Bernardines quittent la France et se réfugient en Belgique. |
| 1920 | Le retour en France est autorisé, mais le site d’Esquermes reste nationalisé. |
| 1948 | La maison-mère est transférée à la Plaine. L’abbaye actuelle est fondée à Lambersart. |
| 1972 | Charles-Marie Himmer, évêque de Tournai, demande à une sœur de reproduire l’icône de l’Ascension. |
| 1973 | Le même évêque commande une reproduction de l’icône de la Résurrection. |
| 2012 | L’atelier d’icônes accueille soixante adultes. |
| 2015 | L’abbaye Notre-Dame des Petites-Roches, fondée au Touvet, ferme. |
| Août 2019 | La communauté compte trente sœurs, âgées de trente-deux à cent cinq ans. |
Ce que l’on voit aujourd’hui à l’abbaye
L’Abbaye Notre-Dame de la Plaine est un monastère vivant, et non un monument désaffecté. Les bâtiments restent occupés par les Bernardines. Ils réunissent les espaces nécessaires aux offices, à la vie communautaire, à l’accueil et aux activités de la congrégation.
Les abbayesPrieuré du Jassonneix : histoire, visite et communautéLe complexe a également accueilli des établissements d’enseignement primaire et secondaire. Le collège a fermé. Ses locaux ont été transformés en hôtellerie destinée à l’accueil. L’école élémentaire subsiste et les religieuses restent impliquées dans son fonctionnement.
Le visiteur doit distinguer les espaces accessibles des bâtiments réservés aux moniales. La clôture, c’est-à-dire la partie du monastère réservée à la communauté, ne se franchit pas. Le chapitre, réunion au cours de laquelle les religieuses traitent les affaires communautaires, relève lui aussi de la vie interne.
Aucune dimension vérifiée n’est publiée pour l’ensemble monastique. Le site ne se lit donc pas comme une abbaye médiévale conservant une abbatiale, un cloître ancien et des bâtiments conventuels datés siècle par siècle. Son intérêt tient à l’usage actuel des lieux et à la continuité des Bernardines d’Esquermes depuis leur installation de 1948.
Visiter l’Abbaye Notre-Dame de la Plaine
L’église accueille les fidèles lors des offices, les prières célébrées à heures régulières par la communauté. L’accès suit le calendrier liturgique et les conditions fixées par les moniales. Pour connaître les heures du jour, consultez la fiche pratique de l’abbaye avant votre déplacement.
La porterie, point d’accueil situé à l’entrée du monastère, règle les demandes sur place. Une abbaye vivante ne propose pas un parcours libre dans l’ensemble des bâtiments. Vous devez respecter les indications affichées, le silence durant les offices et les limites de la clôture.
- Présentez-vous à la porterie pour toute demande d’accueil.
- Entrez dans l’église uniquement par l’accès signalé aux visiteurs.
- Ne franchissez aucune porte indiquant la clôture monastique.
- Vérifiez auprès de la communauté les modalités des visites organisées.
- Demandez à la porterie les conditions d’accès à la boutique ou aux productions de l’atelier.
Les horaires précis, les visites guidées et l’ouverture d’un espace de vente varient avec la vie de la communauté. Aucun billet de parcours monumental permanent n’est indiqué. La page consacrée à la visite des abbayes rappelle les usages à respecter dans un monastère occupé.
La vie des Bernardines à l’Abbaye Notre-Dame de la Plaine
La communauté vivante est composée de Bernardines, moniales établies à la Plaine en 1948. Le monastère relève du diocèse de Lille. Il demeure la maison-mère des Bernardines d’Esquermes.
La congrégation associe la vie cistercienne à une tradition enseignante. L’école élémentaire maintient cette mission. L’ancien collège sert désormais d’hôtellerie d’accueil. Cette hôtellerie reçoit des personnes dans le cadre défini par la communauté, sans donner accès à la clôture.
L’atelier d’icônes de l’Abbaye Notre-Dame de la Plaine
L’activité iconographique commence à la suite de deux commandes de Charles-Marie Himmer, évêque de Tournai. Il demande une reproduction de l’icône de l’Ascension en 1972, puis une reproduction de l’icône de la Résurrection en 1973.
La sœur chargée de ces travaux se forme d’abord seule, puis auprès d’un spécialiste jésuite. Après dix ans de formation, elle organise un atelier consacré à l’écriture d’icônes. Cette expression désigne la réalisation d’une image sacrée selon des règles théologiques et techniques précises. En 2012, l’atelier accueillait soixante adultes.
Les abbayesAbbaye d’Aubazine : histoire, visite et communautéLa Plaine a aussi porté plusieurs fondations. Elles comprennent le monastère Stella Maris à Mikkabi au Japon, Notre-Dame du Lac à Goma en République démocratique du Congo, Our Lady of Hyning à Carnforth en Angleterre, Notre-Dame de Bafor à Diebougou au Burkina Faso et Our Lady and Saint Bernard à Brownshill, Stroud, en Angleterre. Une pré-fondation a également été engagée en Asie. L’abbaye Notre-Dame des Petites-Roches, au Touvet dans le Grésivaudan, a fermé en 2015.
Autour de l’abbaye dans les Hauts-de-France
L’Abbaye Notre-Dame de la Plaine se trouve à Lambersart, dans le département du Nord et la région Hauts-de-France. Sa situation dans l’agglomération lilloise la distingue des grands domaines monastiques ruraux. La page des abbayes des Hauts-de-France replace cette maison dans son cadre régional.
Trois autres sites disposent d’une fiche dédiée. L’Abbaye du Mont des Cats se trouve à 29 km. L’Abbaye Saint-Paul de Wisques est située à 60 km. L’Abbaye Notre-Dame de Vaucelles se trouve à 66 km.
Ces étapes correspondent à des réalités différentes, entre communautés en activité et patrimoine monastique. La carte des abbayes permet d’organiser leur ordre de visite, tandis que le répertoire des abbayes de France précise le statut de chaque lieu.




