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Abbaye Notre-Dame de Maylis : histoire, visite et communauté

par Étienne Vauquelin · mis à jour le 16 septembre 2026
1875fondation
bénédictineordre
Landesdépartement
vivantemoines
Abbaye de Maylis
Abbaye de Maylis

De 2 à 8 jours : c’est la durée des séjours proposés par l’hôtellerie de l’abbaye Notre-Dame de Maylis aux hommes comme aux femmes. En Chalosse, ce sanctuaire marial réunit une église néogothique, une chapelle médiévale protégée et une communauté de bénédictins olivétains.

Histoire de l’abbaye Notre-Dame de Maylis en dates

L’abbaye Notre-Dame de Maylis se trouve dans la commune de Maylis, dans le département des Landes, en Nouvelle-Aquitaine. Elle relève du diocèse de Dax. Le site occupe une hauteur de la Chalosse, entre Saint-Sever et Orthez, sur un territoire traversé depuis le haut Moyen Âge par les pèlerins en route vers les Pyrénées et Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le sanctuaire est voué à la Vierge Marie. Sa fondation est fixée à 1875, année d’achèvement de la grande église. Le chantier complet s’étend de 1871 à 1877 sous la direction d’Alexandre Ozanne, architecte départemental. Le monastère est alors construit au chevet de l’église pour accueillir des prêtres diocésains chargés de l’enseignement religieux. La fondation n’est pas rattachée à un fondateur individuel nommé.

La Révolution française précède cette fondation du XIXe siècle. Elle n’a donc pas supprimé la communauté actuelle. Maylis n’a pas davantage connu la commende, régime dans lequel les revenus d’une abbaye étaient confiés à un abbé extérieur à la communauté. Aucun apogée médiéval de l’abbaye n’est documenté : l’histoire monastique commence avec l’arrivée des bénédictins olivétains en 1946.

Année Événement
XIIe-XIIIe siècles Construction de l’ancienne église Notre-Dame de Maylis, devenue la chapelle conservée près de l’abbaye.
1871 Début de la construction du sanctuaire actuel sur les plans d’Alexandre Ozanne.
1875 Fondation de l’abbaye Notre-Dame de Maylis et achèvement de la grande église néogothique.
1877 Fin du chantier général du sanctuaire.
1946 Installation d’une communauté de moines bénédictins olivétains dans le monastère.
30 août 1948 Le prieuré devient une abbaye bénédictine olivétaine.
2 novembre 1976 Inscription de l’ancienne chapelle à l’inventaire des monuments historiques.
1980 Restauration de la chapelle médiévale par les moines.

Maylis associe deux histoires distinctes : un lieu de pèlerinage marial d’origine médiévale et une abbaye olivétaine constituée au XXe siècle.

Ce que l’on voit aujourd’hui à Maylis

La grande église constitue l’édifice principal. Achevée en 1875, elle adopte le style néogothique alors employé pour de nombreux sanctuaires du XIXe siècle. Sa tour-clocher porte la statue de Notre-Dame. Le monastère s’étend au chevet de l’église et reste affecté à la communauté.

À l’intérieur, le mobilier couvre plusieurs siècles. Un grand Christ en bois date du XIVe siècle. Une pietà en bois polychrome appartient au XVe siècle. Les vitraux complètent cet ensemble ancien. L’église conserve aussi des œuvres du XXe siècle : un saint Joseph réalisé en 1954 et un saint Michel daté de 1960, tous deux dus au sculpteur Henri Charlier.

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Deux autres sculptures sont liées au monastère. Le père Benoît Constantin a réalisé une œuvre en 1944. La statue d’un moine porte-livre date de 1946. Ces pièces témoignent de la reprise de la vie religieuse lors de l’installation olivétaine.

La chapelle médiévale de l’abbaye Notre-Dame de Maylis

L’ancienne église Notre-Dame, construite aux XIIe-XIIIe siècles, forme aujourd’hui une chapelle distincte. Le clocher, le porche et la façade occidentale appartiennent à l’édifice ancien. Les moines l’ont restaurée en 1980. Elle bénéficie du statut de monument historique inscrit depuis l’arrêté du 2 novembre 1976.

La chapelle abrite une Madone en bois polychrome du XIVe siècle. Elle rappelle l’ancienneté du pèlerinage marial, bien antérieur à la fondation monastique de 1875. Aucun cloître médiéval conservé n’est associé à cet édifice. Le lieu ancien était un sanctuaire, non une abbaye médiévale dont subsisteraient les bâtiments conventuels.

Visiter l’abbaye Notre-Dame de Maylis

L’abbaye reste un lieu de culte vivant. L’église accueille les fidèles lors des offices, les prières célébrées en commun par les moines. Les conditions d’ouverture suivent la vie liturgique et les activités du sanctuaire. Pour les heures du jour, consultez la fiche pratique publiée par l’abbaye avant votre déplacement.

À votre arrivée, adressez-vous à la porterie, le point d’accueil du monastère. Aucun horaire fixe de visite guidée ni aucun tarif ne sont retenus ici. Les consignes données sur place déterminent les espaces accessibles. La clôture, partie réservée à la communauté, ne se franchit pas. Cette règle protège la prière, le travail et la vie quotidienne des moines.

Dans la grande église, regardez la structure néogothique, le Christ en bois du XIVe siècle et la pietà du XVe siècle. Repérez ensuite les sculptures d’Henri Charlier. Dans la chapelle, l’attention se porte sur la façade ouest, le porche, le clocher ancien et la Madone en bois polychrome.

La boutique présente les productions de l’abbaye. L’atelier de cire se trouve à côté. Pour préparer d’autres visites monastiques et vérifier leur mode d’accès, la rubrique visiter les abbayes rassemble les repères pratiques utiles.

La communauté bénédictine olivétaine et l’hôtellerie

Des bénédictins olivétains vivent à Maylis depuis 1946. Leur maison devient abbaye le 30 août 1948. Les Olivétains appartiennent à la famille bénédictine et suivent la règle de saint Benoît. Maylis compte parmi les communautés olivétaines établies en France.

La journée s’organise autour des offices, du travail et de l’accueil. Le chapitre, assemblée où la communauté traite ses affaires, relève de la vie interne et de la clôture. Les moines assurent aussi la responsabilité du sanctuaire marial et reçoivent les pèlerins.

Séjourner à l’hôtellerie de Maylis

L’hôtellerie olivétaine accueille les hommes et les femmes pour une durée de 2 à 8 jours. Elle se situe dans la Chalosse, au contact direct d’une abbaye vivante. Le séjour respecte le rythme du monastère. Les modalités d’arrivée, de repas et de participation aux offices sont précisées lors de la réservation.

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L’hôtellerie ne doit pas être confondue avec un hébergement touristique ordinaire. Elle reçoit des personnes venues chercher un temps de retrait, de prière ou de discernement. La rubrique consacrée à l’hôtellerie monastique aide à comprendre ce cadre avant de solliciter un séjour.

La Cire de Maylis, production de l’abbaye

L’atelier fabrique la Cire de Maylis. Cette encaustique associe de la cire d’abeille et de la térébenthine. Elle sert à nourrir et entretenir les meubles en bois. Connue comme la cire des antiquaires, elle est produite à l’abbaye et se commande par correspondance.

La vente soutient le travail de la communauté. Les produits monastiques présentés au comptoir des abbayes permettent aussi de distinguer une fabrication réalisée sur place d’un simple produit distribué par une boutique.

Autour de l’abbaye, trois étapes en Nouvelle-Aquitaine

L’étape monastique la plus proche est l’abbaye d’Eyres-Moncube, située à 11 km. Elle reste dans le même secteur landais et s’intègre facilement à un parcours consacré au patrimoine religieux de la Chalosse.

L’abbaye Notre-Dame de Belloc se trouve à 54 km. Plus au sud, l’abbaye de Sarrance est distante de 72 km. Ces trois étapes prolongent la visite de Maylis à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine, entre Landes, Pays basque et vallée pyrénéenne.

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Le plan de abbaye Notre-Dame de Maylis

D’après le plan de Saint-Gall, l’abbaye idéale du IXe siècle : ce qui existe encore ici est tracé en plein, ce qui a disparu — ou n’a jamais existé — en pointillé.

ÉGLISECLOÎTREPORTERIEHÔTELLERIECELLIERBIBLIOTHÈQUEINFIRMERIEJARDIN
en usage aujourd’huidisparu ou sans objet

L’horaire des offices

Une communauté vit ici : sept fois par jour, l’église s’ouvre pour un office. Les heures exactes varient d’une maison à l’autre — celles-ci sont celles de la Règle, à l’heure de votre montre.

Il est 1 h 10 — dernier office : Complies, avant le grand silence. Prochain : Vigiles dans 3 h 20.

VigilesLaudesTierceSexteNoneVêpresComplies

Les abbayes voisines

N

Y dormir

Hôtellerie olivétaine dans la Chalosse, hommes et femmes. L'atelier de cire est à côté.

Qui est reçuhommes et femmes
Durée habituelle2 à 8 jours
Commentpar courrier ou par le site de l’abbaye, jamais par téléphone le soir
Ce qu’on donneune participation aux frais, laissée à chacun

Le Registre des hôtelleries

Ce qu’on y fabrique

Cire de Maylis — Encaustique à la cire d'abeille et térébenthine, fabriquée à l'abbaye. C'est la cire des antiquaires ; on la commande par correspondance.

Le comptoir

Les mots de l’abbaye
abbaye
monastère gouverné par un abbé ou une abbesse, élu par la communauté ; un prieuré dépend d’une abbaye, une chartreuse suit la règle de saint Bruno.
office
prière chantée en commun, sept fois par jour selon la règle de saint Benoît : vigiles, laudes, tierce, sexte, none, vêpres, complies.
hôtellerie
bâtiment où l’abbaye reçoit des hôtes pour quelques jours, hors de la clôture ; on y mange en silence et l’on participe aux frais.
clôture
partie du monastère réservée aux moines ou aux moniales ; un visiteur n’y entre jamais, même invité.
cloître
galerie couverte qui entoure un jardin carré, au sud de l’église ; c’est le cœur de la vie du monastère, pas une simple cour.
commende
régime (XVIe-XVIIIe siècles) où l’abbé était nommé par le roi et touchait les revenus sans vivre à l’abbaye — le début de bien des ruines.
porterie
la loge du portier, à l’entrée : c’est là qu’on demande une chambre, un renseignement, ou l’heure du prochain office.

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