Installée en 1991 sur une exploitation agricole de 80 ha, l’Abbaye Notre-Dame du Pesquié réunit prière bénédictine, travail de la ferme et artisanat monastique. Son église abbatiale, consacrée en 2017, témoigne d’une fondation contemporaine construite par étapes à l’ouest de Foix.
L’histoire de l’Abbaye Notre-Dame du Pesquié en dates
L’Abbaye Notre-Dame du Pesquié se trouve à Serres-sur-Arget, dans le département de l’Ariège, en région Occitanie. La communauté appartient à l’ordre de Saint-Benoît. Elle relève du diocèse de Pamiers.
Son histoire commence avant son installation ariégeoise. La communauté est fondée à Dourgne, dans le Tarn, en 1890 par mère Marie Cronier. Sa fondatrice a été formée à l’abbaye de Jouarre. Elle suit l’élan de Louis Blanquet, issu de l’abbaye Sainte-Marie de la Pierre-qui-Vire et fondateur de l’abbaye d’En Calcat, à côté de Dourgne.
Plusieurs communautés sont issues de l’abbaye Sainte-Scholastique de Dourgne. Celle qui rejoint ensuite Le Pesquié passe par Madiran, puis par Ozon. Les moniales recherchent un domaine mieux adapté à leur vie régulière et à leur travail.
En 1991, elles achètent une exploitation agricole de 80 ha à Serres-sur-Arget. Le transfert s’effectue progressivement. Toutes les sœurs sont réunies sur le domaine en 1999. La communauté bénédictine est donc établie au Pesquié depuis 1991.
Les abbayesPrieuré du Jassonneix : histoire, visite et communautéCette chronologie ne comporte ni commende, c’est-à-dire la remise d’une abbaye et de ses revenus à un titulaire extérieur, ni suppression pendant la Révolution française. Le Pesquié est une création monastique contemporaine. Sa période de développement correspond à l’aménagement de la ferme, à la construction des bâtiments conventuels et à l’édification de l’église.
| Année | Événement |
|---|---|
| 1890 | Mère Marie Cronier fonde la communauté à Dourgne. |
| 1991 | Les bénédictines achètent une exploitation agricole de 80 ha à Serres-sur-Arget. |
| 1997 | Jean Daldosso construit pour l’abbaye un orgue de quatorze jeux. |
| 1999 | L’ensemble de la communauté est installé au Pesquié. |
| 2002 | La première pierre du clocher est posée. |
| 2007 | Regards sur l’Invisible reçoit la médaille de Vermeil de l’Académie des Jeux floraux. |
| 11 novembre 2010 | Monseigneur Philippe Mousset, évêque de Pamiers, bénit la première pierre de l’église abbatiale. |
| Avril 2011 | La communauté apparaît dans le documentaire Dans les yeux d’Olivier – Les mystères de la Foi. |
| 22 octobre 2017 | L’église abbatiale est dédicacée. |
| 2019 | Les travaux de l’église abbatiale sont terminés. |
Ce que l’on voit aujourd’hui au Pesquié
Le site n’est pas le vestige d’une abbaye médiévale. Il associe une ancienne exploitation agricole rénovée à des constructions monastiques réalisées après 1991. Les bâtiments répondent aux besoins d’une communauté vivante : prière, logement, travail et accueil à la porterie, c’est-à-dire au point de contact entre le monastère et les visiteurs.
Le clocher, commencé en 2002, reçoit cinq cloches. L’église abbatiale est construite à partir de 2010. Son architecture reprend les principes cisterciens : lignes lisibles, volumes équilibrés et décor contenu. Sa dédicace intervient le 22 octobre 2017. Le chantier s’achève en 2019, tandis qu’un appel aux dons est lancé pour financer le terrassement du parvis.
L’orgue constitue un autre élément précis du patrimoine du Pesquié. Jean Daldosso l’a construit en 1997 spécialement pour l’abbaye. L’instrument compte quatorze jeux. Il accompagne le chant grégorien fondé sur le psautier de Solesmes.
Aucun cloître ancien, chapitre médiéval ou vestige révolutionnaire n’est à rechercher sur place. Le chapitre désigne à la fois la réunion quotidienne de la communauté et la salle où elle se tient. Au Pesquié, les espaces réguliers appartiennent à un ensemble moderne conçu pour la vie bénédictine.
Visiter l’Abbaye Notre-Dame du Pesquié
Le Pesquié reste d’abord un monastère en activité. La visite s’organise autour des offices ouverts au public et de la boutique. Elle ne donne pas accès à la clôture, la partie réservée aux moniales. Les informations disponibles ne décrivent pas de parcours guidé permanent dans les bâtiments conventuels.
Assister aux offices de l’abbaye
Le dimanche et les jours de solennité, la messe est célébrée à 10 h. Les vêpres commencent à 16 h 30. En semaine, sauf le jeudi, la messe a lieu à 9 h 30 et les vêpres à 18 h.
Le jeudi, la messe commence à 9 h 15. Les vêpres ne sont pas ouvertes au public. Aucune messe publique n’est célébrée le samedi, qui correspond à la journée de désert de la communauté.
La messe suit la forme ordinaire du rite romain. Elle est célébrée en latin, sauf les lectures. L’office divin est chanté en grégorien dans la chapelle du monastère, avec l’accompagnement de l’orgue.
Venir au Pesquié impose de respecter le rythme monastique : les offices donnent accès à la prière de la communauté, mais la clôture demeure strictement réservée aux moniales.
Les horaires liturgiques évoluent lors de certaines fêtes. Consultez la fiche pratique de l’abbaye pour les heures du jour avant votre déplacement. La rubrique visiter une abbaye rappelle aussi les usages à respecter pendant un office.
La boutique monastique
La boutique est ouverte tous les jours sauf le samedi. Les heures précises doivent être vérifiées avant la venue. L’achat se fait sur place, au contact de la porterie ou de l’espace de vente indiqué à l’arrivée.
Vous y trouvez des produits agricoles et des réalisations artisanales : fromage, miel, confitures, cakes, pain d’épices, reliures, papiers décorés à la cuve, ornements liturgiques, objets peints, peintures et céramiques. Cette vente soutient directement le travail de la communauté.
La vie de la communauté bénédictine aujourd’hui
Les bénédictines vivent au Pesquié depuis 1991, sous la direction de l’abbesse Immaculata Astre. Moniales et novices suivent la règle de saint Benoît. La communauté accueille de jeunes vocations sans publier ici d’effectif à retenir comme donnée permanente.
Les abbayesAbbaye d’Aubazine : histoire, visite et communautéSix heures de la journée sont consacrées à la prière. Le reste du temps se partage entre le travail de la ferme, les ateliers et les tâches nécessaires au monastère. Cette alternance entre office et travail structure la journée bénédictine.
Les modalités d’une hôtellerie monastique ne sont pas établies comme un accueil garanti. Toute demande de retraite ou de séjour doit être adressée à la porterie avant le déplacement. Vous ne devez pas vous présenter comme hôte sans accord préalable.
Le travail musical de la communauté a donné lieu à plusieurs enregistrements. Veillée de Noël à l’Abbaye Notre-Dame du Pesquié, paru chez MPO en 2003, réunit orgue, hautbois baroque et chant autour de Delalande, Corrette, Buxtehude, Bach et Kauffmann. L’Agneau de Dieu associe le chant grégorien dirigé par Rolandas Muleika à des œuvres de Weckman, Bach, Scheidemann et Pachelbel. Christ, soleil de Justice réunit le chant dirigé par Jaan-Eik Tulve et des pièces de Bach, Scheidemann, Weckman et Hanff.
Mère Immaculata Astre a également publié Regards sur l’Invisible. Ce recueil reçoit en 2007 la médaille de Vermeil de l’Académie des Jeux floraux, société littéraire toulousaine. Le documentaire d’Olivier Delacroix consacré aux mystères de la foi montre les moniales en avril 2011 sur France 2. Il est rediffusé sur la même chaîne en juin 2016.
Autour de l’abbaye, en Ariège et en Occitanie
Le Pesquié se situe à l’ouest de Foix, dans un secteur qui permet de relier plusieurs communautés monastiques. La carte des abbayes aide à organiser ces étapes sans confondre monastères actifs et monuments sans communauté.
- L’Abbaye Notre-Dame de Donezan se trouve à 55 km.
- L’Abbaye Sainte-Marie de Rieunette se trouve à 72 km.
- L’Abbaye Sainte-Scholastique se trouve à 76 km.
L’abbaye de Dourgne éclaire directement l’origine de la communauté installée au Pesquié. Ces trois étapes figurent parmi les abbayes françaises à replacer dans leur histoire propre. Pour élargir le parcours, la page consacrée aux abbayes d’Occitanie rassemble les fondations de la région.





