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Monastere De Cimiez : histoire, visite et communauté

par Tanguy Le Berre · mis à jour le 19 août 2026

Trois tableaux de Louis Bréa, réalisés sur 40 ans d’activité, sont conservés dans l’église du Monastère de Cimiez. Sur cette colline de Nice, une chapelle mentionnée en 1010 est devenue un ensemble franciscain classé monument historique.

Histoire du Monastère de Cimiez en dates

Le Monastère de Cimiez se trouve à Nice, dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Son histoire commence avec la chapelle Notre-Dame de Cimiez. Les moines bénédictins de l’abbaye Saint-Pons l’établissent sur la colline.

Une charte de l’abbaye Saint-Pons mentionne cette chapelle le 30 décembre 1010. Elle constitue le noyau du futur établissement franciscain. L’église Notre-Dame-de-l’Assomption date du XVe siècle.

Le siège de Nice de 1543 prive les frères mineurs de l’Observance de leur couvent. L’Observance désigne alors une branche franciscaine attachée à une application stricte de la règle de saint François. Le 15 novembre 1546, l’abbaye Saint-Pons leur cède la chapelle Notre-Dame de Cimiez et les terrains voisins.

Les franciscains agrandissent ensuite l’église et organisent les bâtiments conventuels. Le cloître date du XVIe siècle. Les confréries de pénitents de Nice rejoignent périodiquement le monastère en procession. Leur itinéraire traverse les arènes depuis la chapelle Sainte-Anne.

Le Monastère de Cimiez n’est pas une abbaye placée sous commende. La commende était l’attribution des revenus d’une abbaye à un supérieur qui n’y résidait pas nécessairement. Cette catégorie ne correspond pas au fonctionnement de ce couvent franciscain.

La Révolution française supprime les communautés régulières et interrompt la vie conventuelle. Le lieu conserve toutefois sa fonction religieuse. Il accueille aujourd’hui l’église paroissiale Sainte-Marie-des-Anges et un musée consacré à la présence franciscaine à Nice depuis le XIIIe siècle.

Date Événement
30 décembre 1010 Une charte de l’abbaye Saint-Pons mentionne la chapelle Notre-Dame de Cimiez.
XIIIe siècle Début de la période retracée par le musée franciscain pour l’histoire des franciscains à Nice.
XVe siècle Construction de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption.
1543 Le siège de Nice prive les frères mineurs de l’Observance de leur précédent couvent.
15 novembre 1546 L’abbaye Saint-Pons cède la chapelle et les terrains voisins aux frères mineurs de l’Observance.
XVIe siècle Aménagement du cloître dans l’ensemble conventuel.
4 juin 1993 L’ensemble du monastère est classé au titre des monuments historiques.
19 mai 1994 Le sol de l’ancien jardin et celui du cimetière sont classés.
Janvier 2013 Début d’une campagne de restauration des toitures, du cloître et des façades.
5 février 2014 Achèvement de la campagne de restauration.

Ce que l’on voit aujourd’hui au Monastère de Cimiez

L’ensemble actuel réunit l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, le cloître du XVIe siècle, les bâtiments conventuels et le musée franciscain. L’accès principal s’effectue par la place du Monastère. Le site est un monument historique classé.

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption et les tableaux de Louis Bréa

L’église conserve trois œuvres majeures du peintre niçois Louis Bréa. La Pietà, la Crucifixion et la Déposition couvrent 40 ans de son activité. Leur présence donne un aperçu direct de l’évolution de la peinture religieuse niçoise à la charnière du Moyen Âge et de la Renaissance.

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Regardez la composition de chaque retable. Les personnages sont organisés autour de la scène centrale. Les attitudes, les vêtements et les fonds peints permettent de suivre les changements intervenus dans le travail de Bréa.

Le cloître, les bâtiments conventuels et le musée franciscain

Le cloître forme le centre de l’ancien couvent. Il distribuait les espaces de vie, de travail et de prière. Le chapitre, c’est-à-dire la réunion des religieux chargée des affaires de la communauté, prenait normalement place dans une salle reliée à cet espace. Le parcours public ne présente pas de salle capitulaire identifiée comme telle.

Le cloître accueille des concerts de musique classique lors des Nuits Musicales de Nice. Par beau temps, les messes dominicales d’été y sont également célébrées. Les toitures, les façades et le cloître ont été restaurés entre janvier 2013 et le 5 février 2014.

Le musée franciscain retrace la vie des franciscains à Nice depuis le XIIIe siècle. Il replace le couvent de Cimiez dans l’histoire locale de l’ordre. Il explique aussi les usages quotidiens des bâtiments conventuels.

L’ancien potager et le cimetière de Cimiez

Le jardin qui entoure le monastère correspond à l’ancien potager des religieux. Une tradition niçoise rattache aux franciscains de Cimiez la création du mesclun, ou « lou mesclun ». Les frères mélangeaient plusieurs graines. Ils offraient aux pauvres les plants retirés lors du dédoublement des semis, transportés dans une espourtoula, panier à anse en rotin prenant la forme d’une capeline renversée.

Le cimetière jouxte l’église et reste accessible depuis la place. Henri Matisse et Raoul Dufy y sont enterrés. Roger Martin du Gard, lauréat du prix Nobel de littérature en 1937, y repose également.

Visiter le Monastère de Cimiez à Nice

La visite commence sur la place du Monastère. Elle associe trois espaces distincts : l’église, le musée franciscain et les abords comprenant le jardin et le cimetière. Les conditions d’accès diffèrent selon les célébrations, les manifestations et l’ouverture du musée.

L’église reste affectée au culte paroissial. Un office est une prière liturgique célébrée à une heure déterminée. Entrez en dehors des célébrations lorsque l’accès est ouvert. Gardez le silence pendant les messes et respectez les espaces réservés au service religieux.

Le Monastère de Cimiez n’abrite plus de communauté monastique. Il n’existe donc pas de clôture conventuelle active à visiter. La clôture désigne la partie d’un monastère réservée aux religieux. L’accès ne suit pas non plus le fonctionnement d’une porterie monastique, c’est-à-dire l’accueil placé à l’entrée d’un couvent vivant.

  • Dans l’église : examinez les trois tableaux de Louis Bréa et leur disposition liturgique.
  • Dans le cloître : repérez les galeries qui reliaient les différentes parties du couvent.
  • Dans le musée : suivez la chronologie de la présence franciscaine à Nice depuis le XIIIe siècle.
  • Dans le jardin : observez la fonction initiale de potager liée à l’alimentation du couvent.
  • Dans le cimetière : recherchez les sépultures de Matisse, Dufy et Martin du Gard.

Aucun horaire ni tarif fixe ne doit être déduit du rythme des offices. Consultez la fiche pratique de l’établissement pour les heures du jour. Le billet du musée, lorsqu’il est requis, se prend à l’accueil. La rubrique visiter une abbaye aide aussi à préparer un parcours adapté aux lieux religieux ouverts au public.

Ce qu’est devenu l’ancien monastère franciscain

Le Monastère de Cimiez est une ancienne abbaye sans communauté monastique aujourd’hui. Les bâtiments conservent néanmoins une fonction religieuse, patrimoniale et culturelle. L’église relève de la paroisse Sainte-Marie-des-Anges.

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Une fraternité de quatre frères venant d’Assise, en Italie, assure le service de la paroisse Sainte-Marie-des-Anges. Celle-ci couvre Cimiez, le Vallon des Fleurs à Nice et la commune voisine de Falicon. Cette fraternité assure un ministère paroissial. Elle ne rétablit pas une communauté monastique dans l’ancien couvent.

Le musée transmet l’histoire franciscaine du lieu. Le cloître sert aux célébrations estivales et aux concerts. Le jardin demeure un espace public lié à l’ancien potager. Le cimetière conserve sa fonction funéraire.

Autour du Monastère de Cimiez en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Le Monastère de Cimiez appartient au patrimoine religieux de Nice et des Alpes-Maritimes. La page consacrée à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur situe l’ancien couvent parmi les établissements bénédictins, cisterciens et franciscains du Sud-Est. La carte des abbayes facilite l’organisation d’un itinéraire depuis Nice.

À 10 km se trouve l’Abbaye Notre-Dame-de-la-Paix de Castagniers. À 30 km, l’Abbaye de Lérins occupe l’île Saint-Honorat. À 68 km, l’Abbaye de draguignan complète ce parcours régional. Le répertoire des abbayes de France permet de comparer leur état, leur ordre et leurs modalités de visite.

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